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ARTIALIS, quand la recherche mène à la création d'emploi et à l'amélioration de la qualité de vie en Wallonie

Logo artialis_bl (2)ARTIALIS SA (www.artialis.com) est une société spin-off de l'Université de Liège, fondée en 2010, spécialisée dans le développement et les applications cliniques des biomarqueurs de diagnostic et de pronostic des maladies des articulations telles que l'arthrose et la polyarthrite. Un de ses objets sociaux est le développement et la commercialisation de tests de dépistage de l'arthrose par une simple prise sang ou un prélèvement d'urine. Ce concept est le résultat de plusieurs années de recherches menées par l'équipe du Professeur Yves Henrotin, directeur de l'Unité de Recherche sur l'Os et le Cartilage de l'ULg (UROC www.uroc.be) et chef du service de kinésithérapie et réadaptation fonctionnelle de l'Hôpital Princesse Paola de Marche-en-Famenne. Actuellement, ARTIALIS a le vent en poupe et réfléchit à son développement futur. La DGO6-Recherche a joué un rôle majeur dans cette aventure.

L'arthrose, un vrai problème de société

L'arthrose est la maladie qui touche le plus fréquemment les articulations. 15% de la population mondiale souffre de cette maladie. L'arthrose touche essentiellement les personnes âgées. Plus de 70% des personnes âgées de 65 ans et plus présentent des signes radiologiques d'arthrose. En Belgique, on estime à 1 million le nombre de patients atteints par l'arthrose, nombre qui tend à augmenter de 30% par décennie.

Cette maladie est très invalidante et altère fortement la qualité de vie. L'handicap qu'elle entraîne est un facteur de risque à d'autres maladies graves comme le diabète, les thromboses ou les infarctus du myocarde. Les facteurs favorisant l'apparition et la progression de l'arthrose sont la surcharge pondérale et l'obésité, les traumatismes articulaires, le surmenage professionnel ou sportif des articulations et les facteurs génétiques. Les traitements sont essentiellement symptomatiques. Ils tentent à améliorer la fonction articulaire et à réduire la douleur. De nombreuses avancées significatives ont été réalisées ces dernières années dans la compréhension des mécanismes physiopathologiques de l'arthrose.

Diagnostiquer l'arthrose de manière précoce devient possible

Photo elisa manipL'une des voies explorées par la société spin-off de l'ULg ARTIALIS est l'identification de nouveaux « marqueurs biologiques » (protéines dosées dans le sang ou les urines) qui permettent le diagnostic précoce de la maladie, avant l'apparition des signes radiologiques. En effet, les recherches menées par ARTIALIS ont permis de mieux comprendre les mécanismes responsables de la dégradation du cartilage et d'identifier des protéines qui, lorsqu'elles sont libérées de ce tissu, témoignent de sa dégradation. Grâce à leur utilisation comme marqueurs, les médecins pourront bientôt diagnostiquer l'arthrose à un stade précoce de la maladie, avant l'apparition des signes visibles à la radiographie.

L'enjeu socio-économique est important pour cette jeune entreprise, tant les retombées de cette découverte sont multiples. En effet, le dépistage précoce de la maladie permettra une prise en charge plus efficace du patient, mais aussi un suivi personnalisé des effets du traitement administré. Ces marqueurs permettront également de réduire la durée - et donc les coûts - des essais cliniques. Ils accéléreront aussi le développement de nouveaux traitements de l'arthrose.

synolyneIl est évident que la commercialisation de ces tests va contribuer à améliorer la qualité de vie de millions de patients souffrant d'arthrose. Le traitement des lésions du cartilage est également le sujet de recherches en Wallonie. L'implantation de cellules souches et de biomatériaux dans le cartilage constitue une piste prometteuse qui est suivie par une autre spin-off de l'ULg, SYNOLYNE, également créée par le Professeur Yves Henrotin.

Impacts positifs sur l'économie en Wallonie

La découverte de ces marqueurs fût possible grâce à un soutien important de la Direction générale opérationnelle de l'Économie, de l'Emploi et de la Recherche du Service public de Wallonie (SPW-DGO6). En effet, le projet ARTIALIS a bénéficié de plusieurs programmes mobilisateurs pilotés par la DGO6 tels qu'un FIRST Université, un FIRST Post-Doc, un FIRST entreprise, un FIRST spin-off et un CWality pour un montant avoisinant le million d'euros. Ces programmes ont, d'une part, soutenus la recherche et la protection des résultats via le dépôt de quatre familles de brevets, et d'autre part, ont contribué au développement d'une structure industrielle (spin-off) permettant de commercialiser ces mêmes résultats sur le marché. Grâce à ces aides, à la fois financières et structurelles, ce sont 20 emplois directs et 10 emplois indirects qui ont été créés en Wallonie en deux ans.

Actuellement, ARTIALIS a atteint l'équilibre financier et envisage sa croissance avec sérénité. Trop à l'étroit dans l'incubateur de la Tour GIGA de l'Université de Liège, ARTIALIS envisage la construction d'un bâtiment industriel qui accueillera une unité de production, mais aussi d'autres projets dans le domaine de la santé articulaire. La volonté du fondateur d'ARTIALIS est de créer un pôle de compétence dans le domaine de la santé articulaire en Wallonie. La société ambitionne même de devenir un leader du marché de la santé articulaire.

Dernière mise à jour : 2013/03/11